Billets d'humeur/Un brin de poésie

Il était un piano noir

Elle était si belle de sa souffrance derrière son noir piano
Ce piano que ses doigts touchaient avec émerveillement
Elle était si belle de son mal de vivre, de ses insomnies, de ses sanglots
Ces sanglots fiers et ses yeux noirs enivrants

La patronne de ses hommes qui se soumettait à leurs lois
C’est elle qui veillait, qui arrivait trop tard parfois
Comme ce fameux matin pluvieux à Nantes
Cette femme oiseau qui a pardonné, à ses hommes, à son père
Et que seul, le profond mal de vivre, ne hante

Et qui retrouvait son innocence dans le petit jardin d’hier.
Mais un soir, dans le petit bois de saint-Amand
Où la petite fille se cachait avec son amoureux,
Cette folle au cœur content fut couchée doucement

La terre s’est ouverte faisant valser ses courts cheveux
Le noir piano est seul, on entend le glas sonner
Elle ne nous reviendra plus le cœur egratigné.

À Barbara.

 

Poème écrit le 29 juillet 2007.

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