Billets d'humeur

Dernière nuit au foyer

Fini. Je rentre. Paris, c’est fini, et dire que c’était la ville de mon premier amour ! Quelle sera la ville de mon quatrième ? Le quatrième serait-il le second ?

J’ai envie de partir. M’enfuir loin de la rue Bréat, de la rue Vavin, de la rue d’Assas et de l’avenue Vavin. Victor Hugo fut l’envolée de mes samedis après-midi. Les plats chinois que nous nous faisions dans notre lit. Aurevoir et à bientôt.

La 4,70 où l’on a fêté ton entrée en prépa, juste avant de monter dans ma chambre. Un sandwich et une pipe. Mes pleurs en rentrant dans une chambre vide aux draps froids et les mercredis soirs à la fenêtre guettant la lumière rouge de l’appartement d’en face.

Toutes ces nuits que j’ai passé sans toi, à guetter ton retour. Pathétique.

Adieu saint-Michel et sa valse sur fond de canard.

Adieu le Petit Chinon et mes rendez-vous galants. Adieu salle du fond où je me plaisais à travailler, à discuter et à embrasser ma rencontre d’avril. Adieu au si beau patron qui vient de se faire couper les cheveux et à sa stupide alliance.

Adieu à tous ces enfoirés qui ont tout raté. À un en particulier qui se reconnaitra. Sache, cher ami, que mes larmes sont des larmes de joie et que  j’écoute cet admirable requiem pour un con en pensant à toi. Écoute les orgues, elles chantent pour toi, il est terrible cet air là. Terrible pour qui ? Certainement plus pour moi.

Et ce garçon puritain qui m’a appelé hier soir… Me plaira t-il ? Bon vent à tous !

Avec ses yeux d’aigle et ses boucles brunes qui lui donnent des airs de Thierry Breton, mon second a sans doute plus de chances, mais celui que j’aimerais vraiment et celui pour qui je sacrifierai tous les autres n’est pas encore là. Aurevoir Julien, David, Alexandre, Stéphane. Je vous aimais bien, mais vous ne serez pas la dernière poupée russe, celle qui se cache derrière toutes les autres. J’avais pourtant promis d’être l’hypopotame de l’un d’entre eux.

J’aurais pu aimer mieux, on m’en a empêché.

Adieu, jardin du Luxembourg. Pas le temps de tout te dire, ni de tout te taire. qu’est-il arrivé à la jeune fille naïve ? Aux oubliettes ! Dieu que c’est bon de se dire qu’on n’a rien vécu encore et que le temps des amours n’est pas fini !

C’était pas toi, je ne savais pas, je ne t’en veux pas, pas plus qu’à moi… La boucle est bouclée ! La sérénité retrouvée ! Il ne reste plus qu’à se noyer dans le rhum coco cet été (encombrons nous de clichés : il n’y a rien à faire qu’à se souler et attendre le jugement dernier !) et de faire valser tout ce qui retient ! Un pas en avant, deux pas en arrière !

A bon entendeur salut !

Article écrit le 1er juillet 2006.

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