Uncategorized

L’odeur

Image

Premier épisode des Mains coupées

FICTION – Son atelier sentait bon l’essence de térébenthine et le médium, à cette époque. Les brouillons, par dizaine, centaine peut-être, jonchaient le sol graisseux et sale. Il aimait cette odeur de renfermé, d’alcool à brûler. L’odeur de la création. Mais bien sur, sa concubine n’était pas du même avis. Cette infection, pour elle, ne faisait qu’intensifier, son manque d’inspiration. Non ce n’étaient pas ses termes. Je reprends. Cette infection serait à l’image du peintre raté qu’il était. Cette infection qui baignait dans l’huile croupie, dans l’encre séchée, dans la toile usée et foutue. Cette infection qui ne faisait que creuser le vide qu’il y avait entre elle et lui. Cette infection qui envahissait son cerveau, l’asphyxiait et l’isolait du reste de la maison. Changer de boulot ? Était-ce vraiment un boulot ? Bien sur que non. C’était tellement plus que cela. Il n’était pas comme toutes ses fourmis tant méprisées par André Breton (NDLR : dans le livre Nadja). Métro, boulot, dodo ? Non, ce n’était vraiment pas pour lui. Une autre solution s’imposait : Changer de femme ?

Article écrit le 03 mai 2006

Lire aussi : Les mains coupées, épisode 2

Publicités

2 réflexions sur “L’odeur

  1. Pingback: Le retour des mains coupées | Le Café littéraire de Nadja

  2. Pingback: Les mains coupées, épisode 3 | Le Café littéraire de Nadja

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s