nouvelle du fond

Foyer, spleen et fête

le café à Saint Michel

Les rideaux de ma chambre au foyer sont bien trop longs. Trop de boulot. Envie d’aller au cinématographe.

La séance de flagellation du 3 mars 1766 m’attend, mais une folle envie d’écrire me prend, je ne peux y résister.  Sans volonté, je suis fatiguée, envie de rien, envie de tout. Ca me rappelle une petite valse sur fond de canard (non pas enchainé, mais bien envolé…)  « j’ai envie de tout, de rien, j’ai pas envie de partir, mais parfois il faut bien partir (s’enfuir ! oui pardon…) avant le pire. »

Souvenir d’une période brève, mais bien belle. L’arôme du café du Petit Chinon me revient encore. Les rues de Saint Michel et bien sur, le petit bar de la Huchette que je révère. Bien sur, il y avait toi, et la salsa, et les mexicains trop contents de pouvoir partager leurs talents de danseur. Il y avait le petit métro devant la grande fontaine, pour elle, à 22h, pour qu’elle ne rate pas son train.

La ford de Ratatouille qui m’attend devant chez moi, pour nous conduire sur l’autoroute, il est 20 heures (surprise !). Notre appréhension à l’aller, suis-je bien coiffée, bien maquillée, bien habillée ????? Ont-ils du boulot ??? Finir à deux la soirée ou à quatre, telle est la question. Petites confidences entre amies. Que je tairai bien évidemment ici. Embouteillage. Vendredi soir oblige. Place d’Italie, rue Nationale, nous sommes enfin garées. Puis direction Saint Michel, chez George pour changer. Et on connait la suite qui ne fut pas des plus grandioses…

Petit cliché d’une période révolue, comme un flash trop puissant, en plein jour, le flash. Ca sert pas souvent à grand chose, mais c’est toujours bien d’en avoir un au cas où. S’il y a de belles photos à prendre… En parlant de photos ? Période d’insouciance, les premiers mois de la fac, prendre le dernier métropolitain. Un peu pédante, l’air de rien… Et surtout les innombrables conversations, le matin vers onze heures :

« As-tu eu des nouvelles ?
_ Oui ? moi aussi. Quand allons-nous nous revoir ? (Il m’a dit ca, qu’est ce que cela veut dire à ton avis, Julie ?)
_ Tu crois que je dois le prendre comment Matou ? Il m’aime, tu penses ? »

Période remplie de fête et de joie, mais surtout d’oppression, d’ennui, de spleen (frimeuse en plus ?), c’était mon spleen de Paris, et la nostalgie des beaux jours qui disparaissaient. Oppression qui n’est plus, qui fut, pendant longtemps, oppression de la gare du Nord, de son tableau d’affichage, des arrivées, des départs, de Chatelet.. du RER A, de la rue Quincampoix que je n’ai pas souvent prise. Oppression qui a disparu comme ma nostalgie, depuis quelques jours.

Article écrit le 03 mai 2006

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