nouvelle du fond

Fin de semaine

Jardin des Tuileries

Jardin des Tuileries

13:54

Dans mon lit, pas envie de prendre le train, mais envie de rentrer chez moi. Combien de trains depuis, sont passés ? Combien de rails devenus plus ou moins rouges depuis cette délicieuse aprés-midi ? Combien de trains depuis que tu ne les prends plus ? Ce manteau te va si mal, doux démon… Que dis-je ! Doux ! Quelle hypocrysie ! Tendre et dur, dur et doux, doux et faible, faible et brutal…. Pas d’Ellénore, pas d’Adolphe finalement… happy End relative et tourbillon d’une vie sans sommeil…

13:58

Quatre minutes pour écrire cette merde… comment tomber plus bas ?
Hier, diner chinois chez Thomas… l’Actualité ! les Etudes ! La prépa, comme autant de leit motiv… Le boulevard Montparnasse va tant me manquer, lorsque je serai rentrée chez moi, l’an prochain…. Je marcherai sur le trottoir, en me disant que tout cela est désormais étranger, impropre, plus à moi… Serai-je alors aussi souvent près de ce bouquiniste qui vend ses livres « beaucoup trop cher mais pourquoi pas ? » Pas sûre…. et l’arrêt du 58 ne sera pour moi qu’un lointain souvenir…. Les soirées au cinématographe (des séquelles de pédance chronique qui ressurgissent…) et les innombrables films français qui m’ont valu quelques reproches de mauvaise foi, n’est ce pas… ?

Il faudrait que je me décide à aller à la gare du Nord, mais Paris me retient tant bien que mal. Cette ville si femme, si froide et si chaleureuse… Si grise et si rouge… un peu de vert, pour rappeler la France… cette ville hermétique, comme la plume de Paul Nizan, si inspirée et inspirante. Je regarde ses trottoirs et ses gens, sa cour de bienheureux et la fadeur de ses multiples visages, les barettes dans les cheveux de ses assassiennes, et les bouts ronds de leurs chaussures. Je regarde ses trottoirs ruisselants, les cascades de dégueulasseries qui viennent se mourir dans les profondeurs abyssales des catacombes… Toute cette merde qui inonde les égouts et qui sent bon l’oxyde de carbonne… Je pense au souterrain qui relie le luxembourg aux tuileries, et bien évidemment, à Marie Antoinette se morfondant sur sa dernière coupe de cheveux…

J’ai laissé le jardin des tuileries comme je l’avais trouvé, cet endroit où je t’ai attendu des heures, il y a des années. Avec mon sac en bandoulière, ma jupe longue et mon long manteau, avec le soleil qui me brulait les yeux et la pluie qui pleurait dans mon ventre. Je n’y suis pas retournée… La concorde s’en est bien moquée…

Article écrit le 05 mai 2006

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